Des carottes bien essorées
Râpées finement puis pressées dans un torchon : sans cette étape, la mie reste détrempée et ne cuit jamais à cœur.
Le carrot cake est le dessert-signature de Berchoux, sur la Butte Montmartre. On vous ouvre le carnet : les ingrédients, les gestes, le glaçage et les erreurs à éviter pour une part moelleuse qu'on n'oublie pas.
20 min de prépa, 50 min de four 🥕

Râpées finement puis pressées dans un torchon : sans cette étape, la mie reste détrempée et ne cuit jamais à cœur.
Un four trop chaud croûte l'extérieur avant que le cœur ne prenne. La patience garde le gâteau fondant.
Le cream cheese posé sur une base tiède fond et glisse. Attendez le refroidissement complet, quitte à cuire la veille.
Pour un moule de 22 à 24 cm · 8 à 10 parts
La qualité des carottes compte plus que tout le reste : fermes, sucrées et de saison. Voici une liste de base pour le refaire chez vous, pâte et glaçage.
Le vrai repère : le poids des carottes une fois râpées et essorées.
Suivez l'ordre : chaque étape prépare la suivante.
Épluchez, râpez finement, puis pressez dans un torchon pour retirer l'excès d'eau.
Tamisez farine et levure, ajoutez cannelle, gingembre, muscade et une pincée de sel.
Fouettez œufs et sucre roux jusqu'à ce qu'ils blanchissent, puis versez l'huile en filet.
Ajoutez les poudres en deux fois à la maryse, puis les carottes et les noix, sans trop travailler.
Moule chemisé, four à 170 °C, 45 à 50 minutes selon votre four : la lame ressort à peine humide.
Démoulez après dix minutes et laissez refroidir complètement sur une grille.
Fouettez le cream cheese froid avec le beurre pommade et le sucre glace, juste ce qu'il faut.
Étalez généreusement, parsemez de noix concassées et réservez trente minutes au frais.
« Un bon carrot cake, c'est du temps, de bons produits et rien de superflu. Le reste, c'est de la générosité. »Julie Berchoux, cheffe
Notre glaçage reste volontairement discret en sucre pour laisser parler la carotte et les épices. Cream cheese bien froid, beurre souple : ce contraste donne une crème ferme qui se tient sans peser. Trop battue, elle se détend ; vingt minutes au réfrigérateur la raffermissent.

Le carrot cake est né dans les cuisines économes, et c'est ce qui nous plaît. Les carottes un peu fatiguées du bac à légumes y sont parfaites : leur sucre s'est concentré. Côté conservation, quelques repères simples :


Pas le temps de pâtisser ?
Envie de goûter celui de la maison ? Notre carrot cake est servi à la part au 105 rue Caulaincourt, à deux pas du métro Lamarck-Caulaincourt, sur place ou à emporter.
Son socle : des carottes râpées en base, farine et levure, des épices douces (cannelle, gingembre, muscade), des noix et un glaçage au cream cheese. Cette recette garde ce socle et ajuste le reste : sucre roux, huile neutre plutôt que beurre, moins de sucre ajouté et cuisson douce à 170 °C.
Trois clés : des carottes finement râpées et essorées, de l'huile plutôt que du beurre dans la pâte, et une cuisson douce autour de 170 °C, sans la prolonger par excès de prudence.
Oui, c'est même conseillé : la base gagne à reposer une nuit, le temps que les épices se diffusent. Glacez de préférence le jour de la dégustation.
Non. Elles apportent du croquant mais restent facultatives, notamment en cas d'allergie. Des graines de courge les remplacent très bien, sans changer la cuisson.
Oui. La carotte apporte déjà son sucre naturel : vous pouvez baisser le sucre roux d'environ un cinquième. Gardez un glaçage peu sucré pour l'équilibre.
À Montmartre, au 105 rue Caulaincourt, Paris 18, où il est servi à la part toute la semaine, sur place ou à emporter.
Pour prolonger la gourmandise et tout savoir sur notre carrot cake :
Vous avez la recette, on a le four chaud. Réservez votre table ou appelez-nous pour votre pause gourmande sur la Butte.